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KALAKARRIKA
Article : Le jour où je pris la route avec un hobo
Le jour où...
4
3 octobre 2013

Le jour où je pris la route avec un hobo

C’était un jour gris et monotone, plat comme la droite ligne sur laquelle je roulais. Accoudé contre la vitre, la joue écrasée sur le poing et le pied englué sur l’accélérateur, j’avançais en rase campagne, le regard vague et l’esprit ailleurs, bien loin du blabla radiophonique supposé me tenir compagnie.

Quand tout à coup je vis au milieu de nulle part une silhouette bras tendu et pouce levé, l’occasion était trop belle de rendre service à une personne tout en brisant la solitude du moment.  A l’autre bout de cette phalange se postait un jeune homme surmonté d’une coiffure rasta et, sous les dread locks, un large sourire arborant de-ci de-là quelques piercings. Ralentissant à sa hauteur, et après renseignement pris sur nos destinations respectives, le garçon posa son pantalon baggy sur le siège passager de mon véhicule. Sans prendre trop de risque, j’abordais alors le thème musical pour rompre la glace. Et comme l’habit ne fait pas le moine, mon compagnon de route se trouva fort surpris de constater que le conducteur avait une connaissance développée de la musique reggae. Vint le parcours de la discographie disponible au terme duquel je le convainquis de tenter l’écoute d’une artiste qu’il ne connaissait pas ; Judy Mowatt. Balançant ses cheveux au son du rythme jamaïcain, il ne tarda pas à lâcher du fond de son cœur un « putain, qu’est ce que c’est bon ! ».

Peinture de rue sur une porte d'Avignon (Crédit: Yanik)
Peinture de rue sur une porte d’Avignon (Crédit: Yanik)

Notre bout de chemin démarrait sous les meilleurs auspices et la conversation put ainsi réellement débuter. Il s’appelait Jean et n’avait pas de domicile fixe. Il n’était pas pour autant dépourvu de toit puisqu’il dormait dans son camion. Un véhicule-maison en état de marche, mais dont le vagabond était privé de conduite pendant un certain temps, « à cause du cannabis, je me suis fait choper » entendis-je sans le moindre étonnement. En bon monsieur tout le monde, je ne pus m’empêcher de lui demander de quoi il vivait. De boulots saisonniers me répondit-il ; le maïs, les asperges et les kiwis dans les Landes, les vendanges dans le bordelais, la cueillette des pommes en Lot-e-Garonne…Le travailleur itinérant reste rarement sans rien faire. Il vogue au grès de ses envies et se présente en agence d’intérim dès qu’il débarque dans un secteur. Face joviale à l’appui, il dégote de quoi s’occuper et gagner quelques sous. Point de misérabilisme dans son discours, son mode de vie fait sa fierté : « Je suis libre » affirma-t-il satisfait, « pas comme toi qui est complètement enchaîné » ajouta-t-il. Opinant du chef, je fus alors saisi par une minute de nostalgie durant laquelle défilèrent dans ma tête des rêves oubliés, dignes de l’œuvre littéraire de Kerouac (Sur la route) ou cinématographique de Sean Penn (Into the wild).

Retour à la réalité et à la bonne humeur, pour reprendre une discussion nourrie et bon enfant. Traversant un village, mon copilote désigna un restaurant dans lequel il avait déjeuné la veille, à l’œil. En bon débrouillard, il a le regard affûté et ne laisse passer aucune faille. Lorsqu’il reçut son repas accompagné d’une canette, il s’aperçut en retournant cette dernière que la boisson était périmée. En toute discrétion, il dévora son menu et feignit la surprise après le dessert. Déclarant ce vice inadmissible, la négociation s’engagea avec l’aubergiste pour aboutir à la gratuité du couvert.

Je me délectais de l’anecdote et en félicitais le conteur qui alliait travail et système D au service de sa philosophie de vie. Une existence choisie, vécue et assumée, en dehors de tout moule et de toute obligation. « Ma mobilité me rend libre de mes mouvements et de mes décisions. Si un patron me gonfle, je me casse sans me poser de questions parce que je n’ai de comptes à rendre à personne » expliqua-t-il pour exprimer son sentiment d’indépendance. Car c’est bien sur ces propos que réside le nœud du problème ; s’affranchir des règles impose de pouvoir et/ou de vouloir briser ses liens, ou de ne pas en tisser. Un cap à franchir qui n’est pas donné à tout le monde.

Le lieu d’arrivée s’approchait et je déposais mon camarade à l’endroit indiqué. Une poignée de main amicale assortie d’un « à la prochaine man ! » précédèrent mon redémarrage en direction de mon quotidien. J’observais dans le rétroviseur sa silhouette s’amenuiser jusqu’à la disparition  totale et remis au début l’album de Jody Mowatt afin de prolonger les bénéfices du dialogue écoulé, et de conserver dans mon esprit l’éclaircie provoquée par cette rencontre.  

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Article : Dans le rétroviseur, septembre 2013
D'ici et d'ailleurs
0
2 octobre 2013

Dans le rétroviseur, septembre 2013

Vous n’avez pas suivi tout ce qui s’est passé sur la planète Kalakarrika le mois dernier ? Pas de panique, voici une séance de rattrapage avec au programme : du son, de la sueur, des vibrations et des émotions.

 Orthevielle-20120929-01191

 

Déroulé sur quatre jours du mois d’aout, le festival Baleapop 4 vous est conté ici. Entrez dans l’antre de la baleine pop, comme si vous y étiez 

 

Un autre festival qui compte, le Black & Basque a eu la bonne idée de coupler l’événement musical avec une magnifique exposition. Un choc artistique afro basque à savourer par là. 

 

C’est désormais une habitude, la Playlist du mois vous a été livrée et elle vous réserve bon nombre de surprises. Plongez vos oreilles dans cet espace unique ou se croisent électro pointue, pop sophistiquée, voix orientale et notes sahariennes. 

 

La sueur sous le casque et les épaulières avec des résumés de matchs NFL :

–          Invaincus en ce début de saison, les Saints démarraient par une victoire face au rival de la division, les Falcons.  

–          A l’inverse, les Tampa Bay Buccaneers semblent partis pour vivre une saison cauchemardesque après leur quatrième défaite consécutive face aux Cardinals d’Arizona. 

Et comme le football américain ne se joue pas qu’aux USA, retrouvez mes papiers dans le dernier numéro de 4th & Goal, le seul magazine français dédié à ce sport. Vous y découvrirez sous ma plume :

–          Le club des Atlantes Côte Basque, basé à Biarritz

–          La naissance d’initiatives en Afrique du Nord, et en particulier en Egypte, au Maroc et en Algérie.

 

En vous souhaitant de bonne lecture et de bonnes découvertes,

Curieusement vôtre.

Yanik

4thGoal-FootUSAfriqueNord

4thGoal-Atlantes

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Article : Yanik Musik: la playlist de septembre 2013
Arts Sonores
0
27 septembre 2013

Yanik Musik: la playlist de septembre 2013

Prêt pour le voyage musical mensuel ? Encore une fois, le pilote vous guidera sur des terres inattendues survolant sonorités et ambiances en provenance d’univers et de régions diamétralement opposés. Un espace intersidéral où cohabitent électro exigeante, musique du désert et pop des années 1980, une zone de décontraction inédite. Alors, détachez votre ceinture, ouvrez vos écoutilles et laissez-vous porter.   

 

CLIQUEZ ICI POUR ECOUTER LA PLAYLIST

Gerhard Richter "Abstract Painting" 1987 (Crédit: Yanik)
Gerhard Richter « Abstract Painting » 1987 (Crédit: Yanik)

1- F/Lor « Flat Snow »

Parce que je l’ai vu au festival Baleapop et que j’ai adoré le son produit par ce type 

2- Jackson And His Computerband « Vista »

Parce que mec est un génie, tout simplement

3-Sauvage « Glory »

Parce que Sauvage rime avec voyage 

4- Iamamiwhoami « U 2 »

Parce que cette suédoise est une incroyable artiste pluri dimensionnelle 

5- Tristesse Contemporaine « Fire »

Parce que trio international basé à Paris pratique une pop retro futuriste des plus savoureuses 

6- Au Revoir Simone « Somebody who »

Parce qu’on reste dans la mouvance Chic 80’s 

7- FTSE « So much shine »

Parce que c’est langoureux, chaud et sexy, mmmmmhh… 

8- Elyas Khan « Bells »

Parce que le groove peut être très sensuel 

9- Elvis Costello and The Roots « Walk us uptown »

Parce qu’une légende du rock rencontre une légende du hip hop 

10- Riff Cohen « Dans mon quartier »

Parce que son quartier est aussi le mien 

11- Yasmine Hamdan « Deny »

Parce que cette musique et cette voix venue du Liban sont littéralement envoûtantes 

12- Tamikrest « Itous »

Parce qu’il y a une petite rythmique reggae dans ce titre des hommes de Kidal 

13- Robi & Dominique A « Ma route »

Parce que la fin du voyage musical donne l’envie de tailler la route

 

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Article : Baleapop 4, dans le ventre de la baleine
Arts Sonores
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14 septembre 2013

Baleapop 4, dans le ventre de la baleine

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Confortablement installé au cours d’un des week-ends les plus fréquentés sur la côte basque, le festival Baleapop s’est imposé au cours de ses trois premières éditions comme une étape incontournable de la vie culturelle locale. Pour son quatrième anniversaire, le collectif Moï Moï a mis les bouchées doubles et touché un public bien plus large que l’audience régionale. Fort d’une médiatisation à l’échelon national, le petit événement atypique  a parfaitement géré sa croissance sans pour autant perdre de vue ses valeurs de partage et d’authenticité. 

Crée à l’origine sur le village côtier de Guéthary, la manifestation a déménagé chez le voisin Bidart au sein duquel une ancienne école publique est transformée en ateliers d’artistes. Baptisé « la Communale », l’endroit est le cadre idéal pour la version 2013 du festival avec une scène dans chaque cour (maternelle et élémentaire), des expositions dans les salles de classe, et un lieu de restauration sous le préau.

Avant de retrouver son âme d’enfant, l’entrée est marquée par deux squelettes de tipi en bois conçus spécialement pour l’occasion et dont le modèle se retrouvera à l’intérieur en plusieurs exemplaires utilisés comme comptoir ou mange-debout. Les premiers sons arrivent à vous et l’excitation de découvrir les lieux monte peu à peu.  Quelques marches gravies et nous voilà dans la gueule du cétacé (balea signifie baleine en langue basque)  avant de nous trouver projeté par un tourbillonnant œsophage boisé (en photo) dans l’antre du mammifère électro-pop.

Tunnel vers la planète Baleapop
Tunnel vers la planète Baleapop (crédit: Yanik)

 Dans l’estomac de la baleine, on trouve pas moins de 7000 spectateurs (sur quatre jours) venus gouter un mélange artistico-musical frais et innovant. Coté son, la programmation se veut pointue et inventive avec une trentaine de formations en provenance du Pays Basque, de France, d’Europe et même au-delà (Russie et Japon). La plupart ont pour point commun la musique électronique, qu’ils la jouent seule ou revisitée en mode rock, pop, disco ou futuriste… Tous, sur des registres différents, ont permis d’offrir à un public ultra réceptif des moments uniques de découvertes et de fête.

Que de chemin parcouru entre Odei et Black Devil Disco Club ! Le premier groupe est un trio basque composé d’un bidouilleur de sons, d’un batteur et d’un vibraphoniste qui jouent dans une parfaite harmonie pour le plus grand plaisir des oreilles et des jambes. Ils ont eu l’honneur d’ouvrir les débats du festival avec réussite ; pour preuve, à l’heure de l’apéro la foule dansait déjà. La second a clôturé cette quatrième édition avec brio lors d’un voyage sonore de haut vol dont lui seul a le secret. Entre les deux, le public a pu butiner de la Communale à la plage du Centre pour nourrir ses petits pavillons auditifs du bon miel confectionné sur les différentes scènes.

 

Le trio Odei (crédit: Yanik)
Le trio Odei (crédit: Yanik)

Réglé comme du papier à musique, le programme des concerts offre peu de temps de répit entre chaque prestation, pas l’occasion de s’ennuyer. Juste assez pour aller et venir dans les classes et admirer les travaux réalisés par les artistes participant à l’exposition intitulée « Faire le mur ».  Chacun avec sa sensibilité, sa technique et son medium d’expression (vidéo, peinture, installation, dessin…) s’est prêté au jeu en livrant son interprétation d’une expression synonyme de liberté et de transgression.

Les pauses furent également mises à profit pour faire un tour sous le préau afin d’y trouver de quoi se désaltérer et se sustenter. Habitué aux sandwichs insipides qui sont légion dans la majorité des festivals, le public a pu se réconcilier avec la restauration rapide en goûtant de surcroît des produits frais (oui des vraies frites !!!) et régionaux (lomo, txakuli…), un régal.

"138 images des coins du reste du monde" Thibault De Gialluly (Crédit: Yanik)
« 138 images des coins du reste du monde » Thibault De Gialluly (Crédit: Yanik)

 

Délectés dans tous ses sens, le spectateur ressort de cette aventure baleinière comme expulsé par l’évent de l’animal, rafraîchi et enjoué devant tant de bonnes notes qui n’ont pas manqué d’emplir la tête d’excellents souvenirs jusqu’à l’année prochaine. Une cinquième édition qui sera à n’en pas douter encore plus prisée et pour laquelle l’organisation gardera au chaud la formule secrète afin que le cachalot poursuive son trajet sous le signe de son slogan : « peace, mucholove and Moï Moï ». 

Le duo BCBG -Crédit: Yanik)
Le duo BCBG (Crédit: Yanik)

 

Le groupe Blackmail (Crédit: Yanik)
Le groupe Blackmail (Crédit: Yanik)

 

F/Lor en action (Crédit: Yanik)
F/Lor en action (Crédit: Yanik)

 

Etienne Jaumet, le précurseur multi instrumentiste (Crédit: Yanik)
Etienne Jaumet, le précurseur multi instrumentiste (Crédit: Yanik)
Crédit: Yanik
Crédit: Yanik

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Article : Black et Basque, bienvenue en Euskafrika
Arts Visuels
4
6 septembre 2013

Black et Basque, bienvenue en Euskafrika

Instauré par l’humoriste originaire de la région, Jules-Edouard Moustic, le festival Black & Basque ouvre ses portes ce soir sur le site de la Poterne à Bayonne. Sa riche programmation musicale devrait offrir des moments uniques aux spectateurs avec notamment les prestations du rappeur jazzy Oxmo Puccino, l’inimitable voix de la perle haïtienne Mélissa Lavaux ou encore le retour de la star internationale originaire du Bénin, Angelique Kidjo qui sera accompagnée par une chorale basque.

 

Une oeuvre d'Iker Valle et un masque Songye (RD Congo). (Crédit: Yanik)
Une oeuvre d’Iker Valle et un masque songye (RD Congo). (Crédit: Yanik)

 

Mais le menu de cet événement ne s’arrête pas à l’aspect musical et se trouve enrichi pour cette troisième édition d’une magnifique exposition gratuite et ouverte à tous les publics jusqu’au 18 septembre au Carré (rue Frédéric Bastiat à Bayonne).

Accueilli par une citation du poète antillais Aimé Césaire, les premiers pas mènent le visiteur  vers un duo de têtes, l’une sculptée dans le bronze par Jorge Oteiza, l’autre creusée dans le bois par des mains dan en Côte d’Ivoire. Le pouvoir de fascination que possède chacune de ces deux œuvres se révèle totalement envoûtant par la seule juxtaposition de travaux conçus sous des latitudes pourtant fort éloignées.

C’est bien sur ce point que réside le talent des organisateurs de cette exposition qui parviennent à créer un dialogue puissant entre des pièces artistiques et artisanales toujours étalées en duo afro-basque. Le parcours ainsi conçu  permet au spectateur d’appréhender des thèmes en s’immisçant dans une permanente conversation intercontinentale. Le graphisme d’un tableau sculpté par Koldobika Jauregi côtoie celui des décorations d’un bouclier congolais, les variations de rouge des pigments utilisés par Ruiz Balerdi vibrent en harmonie avec des coiffures zoulues d’Afrique du Sud, l’œuvre sombre et contrastée d’Iker Valle trouve une résonance particulière à proximité d’un masque songye…

Ce moment unique par sa richesse et sa rareté est l’occasion de pouvoir admirer de telles pièces de si près, de se laisser aspirer par les orbites de ces masques tantôt raffinés, expressifs ou effrayants, puis d’être entraîné dans le tourbillon de ce dialogue intelligemment structuré.

 

Un masque Bete (Côte d'Ivoire) entouré par deux acryliques de Jean-Luc Labat (Crédit: Yanik)
Un masque bete (Côte d’Ivoire) entouré par deux acryliques de Jean-Luc Labat (Crédit: Yanik)

 

Les deux autres étapes de l’exposition offrent également de belles surprises. A commencer par les clichés de Philippe Guionie parti sur les traces des présences africaines en Amérique latine. Loin de se complaire dans la facilité, c’est dans la région andine que le photographe concentre son travail entre la Colombie, le Pérou, la Bolivie, le Venezuela, l’Equateur et le Chili. Dans chacune de ces contrées, l’ethnoreporter découvre des villages où vivent des communautés à la peau noire, parfois même dans l’ignorance totale de leurs concitoyens. Un périple émouvant conté au travers d’images en noir et blanc et d’un documentaire aux témoignages poignants.

Le dernier espace est occupé par le travail rafraîchissant d’une jeune artiste pensionnaire d’une maison de retraite. Chaque après-midi, celle qui signe ses fresques de « Las Pinturitas » quitte son hébergement pour personnes âgées afin de regagner un immeuble désaffecté situé de l’autre coté de la rue. Sur ces murs, elle peint des scènes colorées et joyeuses dans lesquelles sont introduits une foule de détails. De l’art brut spontané que l’on pourrait croire issu des murs de Mexico ou de Buenos Aires mais qui est réalité produit en bordure du désert des Bardenas en Navarre.

 

Neuf portraits afro andins signés par Philippe Guionie (Crédit: Yanik)
Neuf portraits afro-andins signés par Philippe Guionie (Crédit: Yanik)

 

Découvertes, émotion et surprise, l’organisation de cette manifestation est une extraordinaire réussite dans le prolongement du festival Black & Basque qui n’aura jamais aussi bien porté son nom en nous ouvrant les portes d’une nouvelle contrée : l’Euskafrika, un pays imaginaire où se rencontrent les cultures du Pays basque (Euskal Herria) et de l’Afrique (Afrika).   

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Article : Dans le rétroviseur, Août 2013
D'ici et d'ailleurs
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5 septembre 2013

Dans le rétroviseur, Août 2013

La rentrée vous met le bourdon, rappelez-vous ces bons souvenirs accumulés au cours de vos vacances et vos lèvres dessineront à nouveau un large sourire empreint de nostalgie positive.

Repos, loisirs et découvertes furent certainement au menu de vos congés estivaux, parmi vos occupations figurent peut-être l’un des coups de cœur aoûtien conté lors des semaines écoulées. 

Quelque part sur la côte basque... (crédit: Yanik)
Quelque part sur la côte basque… (crédit: Yanik)

  • Retrouvez de ombreuses étapes culturelles dans ces pérégrinations mais aussi comme à l’accoutumée de la nourriture pour les oreilles et les papilles. 

Evénement devenu incontournable sur la côte basque, le Festival Baleapop vous a été présenté et fera l’objet dans un futur proche d’un compte rendu beaucoup plus détaillé.

Dans le cadre d’une autre manifestation, un de mes papiers est venu souhaiter la bienvenue au nouveau Coco & Pablo, avant de faire par la suite une analyse plus poussée de ce salon de jeunes créateurs.

Toujours sur Biarritz et encore une première avec l’exposition de Folded and Salty qui montrait ces clichés à la galerie La Palette.

Enfin, on part dans l’agglomération bordelaise et plus précisément à Bègles où le Musée de la Création Franche nous a offert une exceptionnelle sélection d’art brut polonais.

Vous n’êtes pas rassasié d’art et les histoires policières vous passionnent, ne ratez pas mon Top 10 des cambriolages d’art.

Beaucoup de nourriture pour l’esprit et les yeux mais aussi pour vos oreilles avec la désormais traditionnelle playlist du mois dans laquelle éclectisme demeure le maître mot.

Enfin une nouvelle table fait l’entrée dans mon carnet d’adresse. Un fleuve, de la gastronomie et un reptile vous y attendent à 15mn de Bordeaux.

  

  • Et sur footballamericain.com :

L’analyse des effectifs des franchises appartenant à la NFC South a continué avec ce mois-ci les Atlanta Falcons ainsi que les New Orleans Saints.

 

Vous souhaitant une bonne lecture et de belles découvertes, 

Curieusement vôtre. 

Yanik

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Article : Expo : Folded and Salty et son regard instant salé
Arts Visuels
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27 août 2013

Expo : Folded and Salty et son regard instant salé

Basé à Biarritz le collectif de créateurs glisseurs The Switched Kick Out a eu la bonne idée depuis cet été, d’ouvrir un point d’exposition au centre ville de la station balnéaire. Dans cette atypique galerie baptisée La Palette, les membres de ce laboratoire d’idées exposent tour à tour leurs créations et mettent également en lumière les travaux d’artistes gravitant dans leur sphère. 

Sur une plage landaise...
Sur une plage landaise…

Membre fondateur du groupe, Malo Bourdet est actuellement à l’honneur dans le lieu aux  murs et mobilier de bois. Adepte du boîtier argentique depuis son adolescence, celui qui a choisi pour nom d’artiste Folded and Salty, montre pour la première fois son travail chez lui, dans l’antre de sa bande de potes.

Intitulée « Gathered down the beach », l’exposition offre une sélection draconienne d’une dizaine de clichés pris lors des cinq dernières années. Sur les lamelles boisées du mur de droite sont fixés quatre grands formats en noir et blanc dont deux portraits, une plage landaise et un instantané capté dans le métro londonien. Face à ce quatuor, un duo de cadres sous verre présente des décors californiens.

Un peu plus loin sur le même coté, deux tirages papiers en noir et blanc ont pour toile de fond la Grande Plage de Biarritz alors que la cloison de face offre trois petits formats aux visuels centrés autour du « beach lifestyle ».

 

Entre skateboard et autres goodies, deux clichés californiens. (crédit: Yanik)
Entre skateboards et autres goodies, deux clichés californiens. (crédit: Yanik)

A la recherche de la beauté, le malouin d’origine et biarrot d’adoption, parcourt la vie avec un appareil à portée de main afin d’immortaliser la moindre esthétique qui aura su le toucher. Sans composition, sa photographie attrapée au vol, sur le vif,  regorge de lumière parfois savamment saturée.

Après avoir fait son « coming out » et passé le cap de cette première mise sous les projecteurs, on ne peut qu’inciter Folded and Salty à continuer à presser le déclencheur et à fouiller dans ses cartons pour ressortir d’autres pépites visuelles pour un prochain déballage.

 

 

Exposition « Gathered down the beach » de Folded and Salty

Jusqu’au 05/09/2013 à la Galerie La Palette (rue Louis Barthou, 64200 Biarritz)

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Article : Yanik Musik – La Playlist d’Août 2013
Arts Sonores
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26 août 2013

Yanik Musik – La Playlist d’Août 2013

Le corps déjà au bureau et la tête encore en vacances, voici ma playlist aoûtienne pour accompagner une journée chargée en souvenirs, depuis la sieste sur la plage jusqu’au dancefloor, en passant par l’apéro face à la mer.

 

CLIQUEZ ICI POUR ECOUTER LA PLAYLIST 

Taroop & Glabel "Trottoir propre, mangez du chien" (crédit: Yanik)

Taroop & Glabel « Trottoir propre, mangez du chien » (crédit: Yanik)

 

1 – Aube L « Life is all around »

S’allonger, fermer les yeux et commencer à rêver 

2 – FKA Twigs « Water me »

Plonger loin et profond 

3- Petite Noir « Till we ghosts »

Prolonger l’apnée avec cette pépite contenue dans la compilation South African Vibes 

4 – Tasman Jude « Fountains »

Se réveiller en douceur avec du reggae canadien aux influences caribéennes 

5- Moriarty & Mama Rosin « Calypso Triste »

Se lever au son de cet étrange calypso 

6- Mavis Staples « Can you get to that »

Dissiper le brouillard avec des vibrations soul gospel 

7- Portugal The Man « Modern Jesus »

Retrouver ses esprits avec la pop fraîche et entraînante 

8- Junip « Your life your call »

Siroter son premier cocktail avec vue sur mer 

9- Husbands « You, me, cellphones »

Battre la mesure et dodeliner de la bobine 

10- Pendentif “Embrasse moi” (Memory tapes remix)

Lancer son regard de braise sur la pop 80’s des bordelais de Pendentif 

11- Katerine « Sexy cool »

Onduler comme un ver de terre sexy cool 

12- Quasimoto « Catchin the vibe »

Commander un autre verre en mode hip hop expérimental 

13- Nelly « Get like me »

Sentir la température monter d’un cran et voir toujours les mêmes dans les bons plans ; Pharrell Williams le porte bonheur fabricant de tubes à la chaîne 

14- Rone « Let’s go » (Superpoze remix)

Ne pas résister aux fourmis qui envahissent les jambes 

15- A-Trak « Landline 2.0 »

Exploser, transpirer, se défouler sur le dancefloor

16- Hi Cowboy “Ne pas dormir”

Penser à rentrer se coucher 

 

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Article : Coco & Pablo, un salon au parfum d’avenir*
Arts Visuels
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20 août 2013

Coco & Pablo, un salon au parfum d’avenir*

*Référence à la citation de Coco Chanel : « Une femme sans parfum est une femme sans avenir ».

 

Dimanche dernier se sont refermées les portes de Coco & Pablo, le premier salon consacré à la promotion d’artistes ayant pour point commun la ville de Biarritz. 

Confirmés ou novices, les créateurs ont joui, avec la vitrine du Casino de Biarritz, d’un cadre d’exhibition de prestige. Dans l’ambiance feutrée du salon des ambassadeurs, entre vaste tapis et lustres majestueux, les travaux de la trentaine d’artistes conviés se répondent avec pour toile de fond l’immensité océanique. Dans ce somptueux environnement, chacun se voit confié un panneau autour duquel il aménage son stand avec ses œuvres et du mobilier design vintage. L’amalgame fonctionne à merveille et l’approche des stands, avant même l’analyse en profondeur des œuvres, révèle par l’agencement la sensibilité de son instigateur.

Samuel Dougados "Dépêchez vous de prendre le temps"
Samuel Dougados « Dépêchez vous de prendre le temps » (Crédit:Yanik)

A portée de main, l’univers marin de retrouve dans la grande majorité des espaces présentés et notamment chez Samuel Dougados (un des plus expérimentés), un plasticien qui immortalise des paysages côtiers sur lesquels les vagues lèchent ses inscriptions sablières. Armé d’un râteau, il gratte les plages pour y faire apparaître des formes esthétiques ou des inscriptions conceptuelles qui donnent des photographies pensées, travaillées et uniques. 

Qui dit Atlantique dit vagues, et la glisse apparaît clairement comme une source d’inspiration intarissable pour bon nombre des exposants. Ainsi les photographes JRomero, Binch et Ines Boulous dédient la totalité ou une large partie de leurs créations au sport des rois ; le surf. Cousin de ce dernier, le skateboard a également son mot à dire, particulièrement chez Marine Caleri dont le stand est imprégné de la culture issue de la petite planche à roulettes.

Ines Boulous "Surf Punk"
Ines Boulous « Surf Punk » (Crédit: Yanik)

Egalement surfeuse, Margaux Arramon-Tucoo a structuré un emplacement dont les compositions ne font pas référence à son activité de longboardeuse. Organisées autour d’une toile à la beauté hypnotisante, ses divers travaux dévoilent une sensibilité et une poésie rare, révélatrices d’une profonde âme d’artiste. 

La toile centrale de Margaux Arramon-Tucoo
La toile centrale de Margaux Arramon-Tucoo (Crédit: Yanik)

Deux autres exposants ont choisi le bois comme moyen d’expression. Mais si le matériau est identique, la quête est différente. Alors que MLCK produit une œuvre graphique, George Woodman sculpte ses lignes en bas relief sur des formats similaires à des tableaux de peinture.

Little Madi, quant à elle, met toute la finesse de son dessin et ses talents d’illustratrice au service de la porcelaine de Limoges sur laquelle elle fige ses idées par le procédé de la chromolithographie. Une magnifique réussite qui annonce un avenir prometteur pour la jeune femme. 

Little Madi "Tiger"
Little Madi « Tiger » (crédit: Yanik)

La peinture sur toile est minoritaire sur le salon, représentée par seulement trois artistes dont Franck Cazenave,  le parrain de l’événement. Celui-ci présente quatre œuvres dans une boite adossée aux baies vitrées, dont un sombre et tourbillonnant « Down in a hole » (en photo). Prenant son rôle très au sérieux, le biarrot a fait plus qu’exposer pendant les deux jours du salon. De la sélection aux réglages de dernières minutes, en passant par la conception  et l’organisation, il a mis la main à la pâte jusqu’aux heures tardives de la nuit de samedi au cours de laquelle artistes, invités et personnes ayant effectué leur réservation, pouvaient se retrouver sur la terrasse du Casino.

Franck Cazenave "Down in a hole"
Franck Cazenave « Down in a hole » (crédit: Yanik)

Au menu de cette soirée privée, une programmation musicale éclectique à l’image des choix artistiques ; variée et surprenante. D’un charmant duo pop folk (Run Caroline) jusqu’aux sets des cinq DJs présents, via le pop rock de plage des Flying Sextoys et le chant lyrique d’Amandine Bousquet, les participants découvrent des styles les plus disparates, un parfait prolongement en complément du panel visuel déjà offert. 

Pour sa première édition, les organisateurs du salon Coco & Pablo ont frappé un grand coup en concoctant une manifestation haute en couleur et d’une remarquable richesse. Parfumée par les embruns atlantiques, ces débuts placés sous le signe de la fraîcheur et de la spontanéité nous laissent espérer le meilleur pour la version 2014. Vivement l’été prochain !         

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Auteur·e

L'auteur: Yanik
Je lis, j'écris, je mange, je découvre, j'observe, je bois, j'analyse, je dors, je rêve... Art, Voyages, Afrique, Pays Basque, Liberté, Justice et Démocratie.

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