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KALAKARRIKA
Article : Coco & Pablo…et leurs enfants
Arts Visuels
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15 août 2013

Coco & Pablo…et leurs enfants

Coco&Pablo-Affiche

Si Bayonne est labellisée depuis 2011 « ville d’art et d’histoire », sa voisine balnéaire n’est pas en reste en matière d’énergie positive inspiratrice de nombreux artistes. Jadis, Coco Chanel y installa ses quartiers, côtoyant ainsi l’aristocratie espagnole et russe, et rencontrant notamment le génie Pablo Picasso qui, après avoir passé son voyage de noce avec Olga à Biarritz, ne manqua pas d’y revenir régulièrement en périodes estivales. 

"Les Baigneuses", tableau peint à Biarritz en 1918 par  Pablo Picasso (source: Muséee Picasso Paris)
« Les Baigneuses », tableau peint à Biarritz en 1918 par Pablo Picasso (source: Muséee Picasso Paris)

De nos jours, richesse du patrimoine, beauté du littoral et embruns océaniques sont autant de facteurs stimulant pour les esprits créatifs. De ce constat est née l’idée de réunir dans un salon, une sélection d’artistes liés à cette ville, qu’ils en soient originaires, résidants ou professionnellement installés. Pour sa première édition, Coco & Pablo se tiendra principalement au Casino Municipal où les travaux d’une quarantaine d’artistes (plasticiens, peintres, photographes, vidéastes…) seront exposés deux jours durant (les 17 et 18 août 2013). 

Offrant un éclectique panorama de la création locale, le nouveau salon d’art contemporain a concocté un programme détonnant alliant découvertes plastiques, performances et musique live (concerts et DJ sets), le tout à deux pas des premiers grains de sables…histoire de sentir les éléments sources de cette vitalité créatrice et base de la devise de Biarritz : « j’ai pour moi les vents, les astres et la mer ».

 

 

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Article : Les saints de l’art polonais
Arts Visuels
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14 août 2013

Les saints de l’art polonais

Lorsque l’on ouvre le petit Larousse sur la page contenant le mot « brut », on lit la définition suivante pour cet adjectif : « qui n’a pas été façonné, traité ou qui est très sommairement élaboré ». Prolongée dans le domaine artistique, l’expression d’art brut désigne des productions spontanées échappant aux canons habituels du monde l’art. Réalisées par des artistes à la marge, les œuvres classées dans cette catégorie sont le fruit d’esprit non formatés. Loin des Beaux-Arts, des écoles de design ou des dernières tendances, c’est à ces créateurs hors normes que le Musée de la Création Franche se consacre au travers de sa collection permanente et de ses expositions temporaires au rythme d’une demi douzaine par an. 

Cette année, la période estivale fait honneur à la Pologne et c’est une première en France de voir une exposition entièrement dédiée à l’Outsider Art (autre désignation de l’art brut) de ce pays. Ainsi, une douzaine d’artistes issus de ce territoire de l’ex bloc soviétique, est présentée dans les salles du musée bèglais, offrant au public autant d’univers variés et conférant à l’événement un aspect riche et dynamique.

Tadeusz Glowala, Sans titre (crédit: Yanik)
Tadeusz Glowala, Sans titre (crédit: Yanik)

A peine entré dans le bâtiment, deux pas suffisent pour entrer dans le vif du sujet avec une première salle occupée par 24 gouaches signées Henryk Zarski. Dans la rondeur de ses traits, se nichent des couleurs vives pour dépeindre des scènes de la vie rurale polonaise. La pièce attenante abrite les productions d’inspirations animalières de Roman Rutkowski ainsi que les remarquables mosaïques architecturales de Tadeusz Glowala. Dans ses façades se côtoient coloris vifs et formes géométriques créant un effet de relief des plus captivant.

La visite du rez-de-chaussée s’achève par un espace partagé par trois artistes. Adam Dembinski s’y taille la part belle avec de nombreuses œuvres composées sur papier brun à l’aide de pastels, feutres et mines de plomb. Son travail parfois flashy n’est pas sans rappeler le dessin de Jean-Michel Basquiat. Epuré, son coup de crayon décrit des scènes typiquement polonaises, où l’armée, la campagne et la religion sont omni présentes.

Au centre, deux parois se faisant face sont investies par une installation de Mikolaj Lawniczak. Accumulation d’images de petits formats,  ce travail apparaît comme représentatif du titre de l’exposition. Ici sont bel et bien apposés les saints de la société polonaise, ceux d’ordre classique représentés par des photos du pape ou des icônes religieuses, et ceux de l’ère moderne et capitaliste ici décrite par des photographies de mode, de publicité ou d’automobiles…

Le dernier occupant de cet espace est Wladyslaw Roslon dont on peut admirer quatre acryliques forestiers aux teintes de verts et bleus nocturnes.

Adam Dembinski, Sans titre (crédit: Yanik)
Adam Dembinski, Sans titre (crédit: Yanik)

Un vent de fraîcheur souffle après l’ascension des escaliers menant à l’étage. La courte grimpette débouche sur l’univers léger et enfantin de Justyna Matysiak dont la technique de dessin est mise au profit d’une imagination positive, pour engendrer des pièces résolument féminines et chatoyantes. Cette joie innocente côtoie la calligraphie intrigante d’une autre jeune trentenaire, Iwona Mysera.

Dans la salle 5, les murs s’offrent à la minutieuse mine de Przemyslaw Kiebzak, souvent employée pour reproduire des architectures médiévales, parfois pour des sujets animaliers. Une première vitrine étale des lettres (des vraies, timbrées et oblitérées) de Wladyslaw Grygny, dont les écrits sont mis en forme pour accomplir de véritables compositions graphiques. L’autre vitrine abrite une trentaine de sculptures en bois façonnées par Konrad Kwasek, qui parvient à léguer à ces simples statuettes (femmes et enfants uniquement) une émotion rare.

Ryszard Kosek "Mes petites souris" (crédit: Yanik)
Ryszard Kosek « Mes petites souris » (crédit: Yanik)

La prochaine zone nous immerge dans l’univers masculin et alcoolisé de Ryszard Kosek. Ce jazzman et peintre appose sur des panneaux de carton aggloméré (isorel) des instantanés festifs et musicaux créant une atmosphère décalée et grotesque propre à un certain cynisme réaliste.

Enfin, un dernier volume est voué à l’œuvre d’Adam Nidzgorski. Né en France et résidant à Marseille, il entretient depuis sa plus tendre enfance des liens étroits avec le pays d’origine de ses parents. Au total une trentaine de pièces dévoilent au visiteur des personnages, souvent nombreux et entremêlés, aux yeux de forme circulaire. De ces ronds observateurs se dégagent des sentiments multiples malgré la forme identique des regards, tour à tour joyeux, effrayés ou interrogateurs.

Adam Nidzgorski, sans titre (crédit: Yanik)
Adam Nidzgorski, sans titre (crédit: Yanik)

La multiplicité et la diversité des artistes sélectionnés pour l’évènement transforment le visiteur en électron libre navigant entre les mondes hétéroclites de créateurs unis par un lien de nationalité et d’émotivité. Car en Pologne comme ailleurs, quand l’art se fait brut, l’émotion est franche.

 

Les saints de l’art polonais

Jusqu’au 8 septembre 2013

Musée de Création Franche, 33130 Bègles

 

 

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Article : Le Top 10 des cambriolages d’œuvres d’art
Arts Visuels
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12 août 2013

Le Top 10 des cambriolages d’œuvres d’art

Malgré les difficultés à écouler des œuvres d’art désormais toutes répertoriées, les musées continuent d’être l’objet de nombreuses attaques. Commandes déterminées ou motivations rocambolesques, les rebondissements des enquêtes mènent parfois les tableaux vers des destins pour le moins inattendus.   

10- Le cambriolage de crise

Pinacothèque, Athènes, 08/01/2012

"Tête de femme" Pablo Picasso (source: Interpol)
« Tête de femme » Pablo Picasso (source: Interpol)

Pas plus de sept minutes auront suffi aux bandits pour subtiliser trois œuvres ; « Tête de femme » de Pablo Picasso, « Le moulin » de Piet Mondrian et un dessin de Guglielmo Gaccia.

Source de polémique en Grèce et dans le monde l’art, la facilité de ce vol a été imputée aux réductions d’effectif causées par la dure crise qui frappe le pays. Les œuvres sont toujours activement recherchées.

  

9- L’enquête corse

Musée Fesh, Ajaccio, 18-19/02/2013

"Le roi Midas à la source du fleuve Pactole" Nicolas Poussin (source: Musée Fesh)
« Le roi Midas à la source du fleuve Pactole » Nicolas Poussin (source: Musée Fesh)

Au cours d’une nuit hivernale, quatre tableaux dont un Poussin « Le roi Midas à la source du fleuve Pactole » disparaissent du musée corse. L’auteur ne tarde pas à se faire connaître. Il s’agit du veilleur de nuit de l’établissement qui revendique son acte, exigeant un logement de fonction contre leur restitution. Escortés par les forces de police, il les mène jusqu’à son véhicule contenant le butin. Arrivés devant la voiture fracturée, l’assistance constate avec stupéfaction l’absence des toiles.

Trois mois plus tard un coup de fil anonyme au procureur de la république d’Ajaccio annonce la restitution des œuvres qui seront retrouvées dans un sachet plastic déposé sur un parking de la ville. Le procès d’octobre dernier a condamné le gardien et un complice mais n’a pas permis d’élucider les nombreuses zones d’ombres qui planent encore sur le dossier.

 

8- Le tableau le plus volé

Dulwich Picture Gallery, Londres

"Portrait de Jacob de Gheyn III" Rembrandt (source: Dulwich Picture Gallery)
« Portrait de Jacob de Gheyn III » Rembrandt (source: Dulwich Picture Gallery)

Ce « Portrait de Jacob de Gheyn III » de Rembrandt est considéré comme la toile la plus dérobée avec à son actif quatre vols depuis 1966. La taille réduite ce tableau (29.9×24,9cm) est sans doute un des facteurs expliquant sa popularité auprès des malfrats. Retrouvé dans une gare, un taxi, ou sur une bicyclette, il a toujours été restitué de façon anonyme et on peut continuer de l’admirer dans le musée londonien.

 

7- Le one man show

Musée d’Art Moderne, Paris, 20/05/2010

"Nature morte au chandelier" Fernand Léger (source: Interpol)
« Nature morte au chandelier » Fernand Léger (source: Interpol)

En pleine nuit, un individu pénètre dans le musée après avoir cisaillé un cadenas et brisé une vitre, profitant d’un système d’alarme hors service. En un quart d’heure il dérobe cinq tableaux ; un Picasso, un Matisse, un Braque, un Modigliani et un Léger, emportant ainsi un butant évalué à prés de 100 millions d’euros. Ayant découvert les cadres vidés de leur toile le lendemain, le personnel de sécurité déclare n’avoir rien vu, rien entendu de cette ravageuse intrusion.

L’enquête permettra de retrouver l’auteur de cette prouesse, Vréjan Tomic, un professionnel de l’escalade et de la dérobade, déjà condamné à onze reprises pour des faits similaires. D’après ses dires, il aurait agi sous l’ordre d’une commande effectuée auprès de lui pour une toile de Fernand Léger.  Malgré cette arrestation, les œuvres n’ont jamais réapparues.

 

6- Le cambrioleur collectionneur

Stéphane Brietwieser, 1995-2001

Stéphane Breitweiser en 2006 (source: wikipedia)
Stéphane Breitweiser en 2006 (source: wikipedia)

Par passion, cet alsacien aurait dérobé 239 œuvres dans les musées européens entre 1995 et 2001. Déclarant faire ça par amour de l’art et dans le souci de se constituer une collection personnelle, il n’a jamais tenté de s’enrichir en revendant l’un des fruits de ses excursions. Arrêté en 2001, les policiers ont découvert que son appartement deux pièces de Mulhouse abritait l’ensemble de ses vols. Soucieuse de protéger son fils, la mère du brigand a néanmoins eu le temps de faire disparaître une soixante d’œuvres en les noyant dans le canal Rhin Rhône.

 

5- Les skieurs expressionnistes

Musée Bührle, Zurich, 11/02/2008

"Graçon à la veste rouge" Paul Cézanne (source: Interpol)
« Graçon à la veste rouge » Paul Cézanne (source: Interpol)

Faisant irruption dans le musée à une demi heure de sa fermeture, trois individus armés et masqués par des lunettes de ski sont les artisans de ce coup de maître estimé à plus de 125 millions d’euros. Pendant qu’un des larrons tenaient personnel et visiteurs en respect à la pointe de son revolver, ses deux compères s’emparent de toiles des maîtres « Garçon à la veste rouge » de Paul Cézanne, « Coquelicots à Vetheuil » de Claude Monet, « Blanche de châtaigniers en fleurs » de Vincent Van Gogh et « Lepic et sa fille »  d’Edgar Degas, toutes des chefs d’œuvres de l’expressionnisme. Si les tableaux de Van Gogh et Monet ont été retrouvés en 2010 dans un véhicule stationné à quelques pas du musée, les deux autres n’ont jamais été revus.

 

4- La razzia québécoise

Musée des Beaux-Arts, Montréal, 04/09/1972

"Tête de jeune homme" Pier-Paul Rubens (source: Sûreté Québécoise)
« Tête de jeune homme » Pier-Paul Rubens (source: Sûreté Québécoise)

Profitant de travaux sur la verrière du bâtiment, les malfaiteurs utilisent une échelle laissée sur place pour s’introduire dans le musée par un puits de lumière. Quand les individus armés se sont introduits dans le bâtiment, ils n’ont, une fois les gardiens ligotés,  pas fait dans le détail, emportant sur leur passage des dizaines d’objets d’art. 39 bijoux, statuettes et 18 toiles (dont des œuvres de Delacroix, Rubens, Rembrandt, Corot…) se sont ainsi envolées ce jour là. Une seule a été retrouvée (« Paysage avec charettes et vaches » de Jan Bruegel l’Ancien), quelques mois après les faits, dans une consigne de la gare centrale de Montréal.

 

3- Le casse du siècle

Musée Isabella Stewart Gardner, Boston, 18/03/1990

"Le concert" Johannes Vermeer (source: wikipedia)
« Le concert » Johannes Vermeer (source: wikipedia)

C’est en se faisant passer pour des policiers que deux individus sont entrés dans le musée en pleine nuit, au prétexte de répondre à un appel d’urgence. Après avoir neutralisé les vigiles, ils font main basse sur treize tableaux parmi lesquels « Le concert » peint en 1664 par Johannes Vermeer, trois Rembrandt, un Manet ainsi que des dessins de Degas.

Considéré comme le plus grand casse d’art aux Etats-Unis, ce cambriolage estimé à plus 500 millions de dollars devra attendre 23 ans pour que le FBI en identifie les auteurs. Trop tard pour les poursuivre, les faits étant désormais frappés de prescription.

Liés aux organisations criminelles de la côte est des Etats-Unis, ils sont dans la nature, tout comme les tableaux dérobés en 1990.

 

2 – La fumée roumaine

Musée Kunsthal, Rotterdam, 16/10/2012

"Femme lisant en blanc et jaune" Henri Matisse (source: Interpol)
« Femme lisant en blanc et jaune » Henri Matisse (source: Interpol)

Les caméras de sécurité montrent deux individus entrer dans le musée à 3h22 et en ressortir…96 secondes plus tard. Un cambriolage aussi rapide que spectaculaire, sans aucun doute le plus important de ces dix dernières années, subtilisant sept tableaux : un Picasso, un Matisse, un Gauguin, deux Monet, un Lucian Freud et un Meyer de Haan.

Interpellée en mars 2013, la petite amie d’un des auteurs présumés n’a pas permis de dévoiler où les toiles se situent mais la mère d’un des accusés aurait été plus loquace, avouant les avoir brûlés dans son poêle à bois pour faire disparaître les preuves.

Les analyses ordonnées par le parquet de Bucarest ont retrouvé des traces de peinture à l’huile et de pigments utilisés au XXe siècle. Même si la certitude n’est pas acquise, il est malheureusement fort probable que cette version s’avère exacte. Le procès débutant demain (le 13 août)  nous permettra peut-être d’en savoir un peu plus.

 

(13/08/2013, note de l’auteur : à peine ouvert le procès des six roumains inculpés vient d’être reporté d’un mois suite à la proposition du principal accusé de restituer cinq des tableaux contre une peine de prison purgée aux Pays Bas. Brûlés ou pas ? A suivre….)

 

1 – La Star de l’histoire de l’art

Musée du Louvre, Paris, 21/08/1911

"La Joconde" Leonard De Vinci (source: wikipedia)
« La Joconde » Leonard De Vinci (source: wikipedia)

Pour la disparition du plus célèbre tableau du monde, des personnalités telles que Pablo Picasso, ou Guillaume Apollinaire (cinq jours de prison) furent inculpés et mis en cause. Beaucoup moins connu le véritable auteur du méfait était un peintre en bâtiment qui, après s’être caché dans un placard à balai, avait subtilisé La Joconde de Leonardo de Vinci en l’enroulant sous son manteau. Vincenzo Peruggia était un illuminé nationaliste italien qui justifia son acte par un retour de l’œuvre dans son pays d’origine, affirmant que celle-ci avait été spoliée par la France. Mauvais en histoire, (La Joconde avait été achetée par le roi François Ier à De Vinci pour la somme de 4000 écus), il était également un piètre receleur et c’est en tentant de revendre la toile au Musée de Florence qu’il se fit cueillir.

 

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Article : Fresh & Basque, Aupa Baleapop !
Arts Sonores
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7 août 2013

Fresh & Basque, Aupa Baleapop !

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Pour sa quatrième édition, le festival hybride Baleapop a incontestablement franchi un cap. Désormais installé sur la commune de Bidart, les organisateurs ont concocté un programme riche et ambitieux à base de musique, d’art contemporain et de bonne humeur.

Un cocktail détonnant

Dans ce cocktail détonnant aux ingrédients tous plus alléchants les uns que les autres, se mélangent touches locales (Odei, Jupiter Jon, Van Off Mart), groupes en pleine ascension (Electric Electric, Alba Lua), sensations du moment (Philip Gorbachev, Cankun), pointures internationales (Etienne Jaumet, Legowelt) et découvertes intégrales.

Et comme l’époque n’est plus à l’étiquetage catégorique, ne comptez pas sur moi pour déterminer les styles musicaux de ces intervenants. Il y a de la pop, de l’électro, du rock, et parfois le tout en même temps ; secouez bien fort et…dégustez !

 

Côté exposition, un projet regroupant une douzaine de plasticiens issus d’univers hétérogènes  présentera des travaux autour du thème « Faire le mur ». Chacun avec sa sensibilité, sa technique et son medium d’expression (vidéo, peinture, installation, dessin…) livrera son interprétation d’une expression synonyme de liberté et de transgression. On en salive d’avance.

 

Un menu atypique dans un cadre hors du commun

Une plage, une ancienne école transformée en ateliers d’artistes, tels sont les lieux constitutifs du cadre exceptionnel accueillant l’évènement. Ajoutez à cela des soirées à prix rikiki (12€)  voir gratuites (le baleabeach du vendredi, et la pré-ouverture de ce soir) et vous serez totalement convaincus de venir épancher, votre soif de fiesta et de découvertes sur le rivage bidartar.

 

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Du 08 au 11 août 2013

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Un DJ Set sur la plage lors de l’édition 2012 (crédit: Simon Noizat)
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Article : La Maison du Fleuve
Art de vivre
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6 août 2013

La Maison du Fleuve

En sortant du périphérique bordelais, il ne faut guère plus de dix minutes pour rejoindre la commune de Camblanes et Meynac. Arrivé par la D10, les panneaux en bordure de route indiquent l’établissement, et leur présence est loin d’être superflue. En effet, l’emplacement de la Maison du Fleuve n’est pas en bord de route et on ne passe pas devant par hasard. Après avoir viré à droite suivant la signalisation, dépassé les divers locaux d’une zone artisanale, on pénètre sur un chemin arboré qui débouche sur un parking entourant une petite forêt de bambous. Le véhicule stationné, il est temps d’entrer dans ce lieu, suivez le guide…

 

Un comité d'accueil areptilien (crédit: Yanik)
Un comité d’accueil artistico-reptilien (crédit: Yanik)

Portière claquée, le regard est inévitablement attiré par une gigantesque sculpture exhibant les crocs d’une gueule reptilienne aux multiples facettes. Surprenant et enthousiasmant comité d’accueil qui encourage à emprunter le passage en bois menant vers un charmant patio au fond duquel se situe l’entrée du restaurant.

Après avoir traversé une salle dont le centre est occupé par une cheminée suspendue et les contours sont dessinés par de larges ouvertures vitrées, on m’invite à prendre place sur la vaste terrasse surplombant le fleuve Garonne. La vue sur le cours d’eau est imprenable, on y admire les baraques de pêcheurs ainsi que le ponton privé de la bâtisse, tout en respirant le vent marin venu de l’Atlantique via l’estuaire de Gironde.

Sur le terrain du cadre et de l’ambiance, le niveau est élevé tant la situation et l’originalité confèrent à l’endroit un caractère unique. La cuisine sera-t-elle à la hauteur ? Verdict dans un instant.

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Salon détente dans le patio

Après avoir choisi le menu du midi valable en semaine, une formule complète à 17 €, j’attends le premier plat confortablement installé sur une chaise en résine tressée. Lorsque l’entrée est déposée sous mes yeux, la satisfaction est totale. Le duo de poissons marinés (énoncé de la carte) se présente sur une assiette rectangulaire divisée en trois espaces ; tartare de saumon d’un côté, carpaccio de saumon et daurade de l’autre, salade au milieu. L’éventail blanc et orange composé par les fines tranches laisse apparaître une chair agréable mais concède un brin de déception ; l’assaisonnement étant bien trop sobre pour donner de la personnalité à ce plat. Même constat pour le tartare, bonne matière première mais faiblesse dans sa préparation. On attend mieux d’une entrée froide, dont la qualité aurait pu aisément être subjuguée par une pointe de vivacité.

 

Duo de poissons marinés (crédit: Yanik)
Duo de poissons marinés (crédit: Yanik)

Restant sur le thème marin pour le plat de résistance, je reçois avec impatience une brochette de saumon (encore) et lieu noir de nouveau servie sur un contenant allongé. Couché sur un riz aux amandes et à l’ananas, le bâton poissonnier est agrémenté d’une sauce aux oignons et champignons. Enfin de l’originalité dans ce plat à tendance exotique dont la cuisson de la banderille est réalisée à la perfection. Tendresse de la chair, mélange des saveurs, voilà une réussite un cran au dessus de l’entrée en matière.

La clôture du déjeuner est effectuée par un crumble d’abricot, poire et pomme, contenu dans une cassolette blanche. La présentation spartiate est juste agrémentée d’un physalis, bien trop simple pour constituer une note finale digne de l’établissement.

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Brochette de poissons, riz Madras (crédit: Yanik)

Dans ce cadre hors du commun, on peut déplorer un manque d’inventivité dans la préparation et la présentation des assiettes. Cependant, il en faudrait peu pour donner une dimension supérieure à une cuisine en manque de créativité, et ainsi la mettre au niveau d’un lieu qui, rien que pour son aspect atypique mérite d’entrer dans mon carnet. Un mince effort à fournir et le pas pour devenir incontournable sera franchi.

 

LA MAISON DU FLEUVE

20, chemin Seguin, 33360 Camblanes et Meynac

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La terrasse sur la Garonne (crédit: Yanik)
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crédit: Yanik
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Article : Dans le rétroviseur: Juillet 2013
D'ici et d'ailleurs
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2 août 2013

Dans le rétroviseur: Juillet 2013

(crédit: Yanik)
(crédit: Yanik)

Au beau milieu de l’été vient le temps de résumer l’ensemble des articles publiés pendant les semaines précédentes.

 

  • En congés (ou pas) profitez de votre temps libre pour apprécier les découvertes partagées sur le blog

 

Découvertes Musicales avec les Playlists de Juin et de Juillet, en attendant celle d’août qui ne saurait tarder.

Découverte Sport Chic avec le résumé d’un tournoi de polo

Découverte sociétale en ces temps de ramadan où les sportifs musulmans pratiquants sont soumis à rude épreuve.

Mauvaise découverte lorsque je reçus un message à caractère raciste

 

  • Sur la presse papier, deux articles furent publiés dans le dernier numéro du magazine 4th&Goal : Une double page sur le football américain dans les Landes, ainsi q’une page entière consacrée au club des Hornets de Came au Pays Basque.

 

Extrait du magazine 4th&Goal de juin 2013
Extrait du magazine 4th&Goal de juin 2013
  • Enfin sur footballamericain.com :

Quel est le rapport entre NFL et fêtes de Pampelune ? Lisez Rex Ryan avec les Bulls et vous comprendrez.

Un œil sur le championnat professionnel du Canada

La chronique d’une fin de carrière pour Jamaal Anderson

Et enfin, à l’approche du coup d’envoi de la saison NFL 2013, deux revues d’effectif complètes sur les Training Camps des Carolina Panthers et des Tampa Bay Buccaneers. Les Falcons et les Saints suivront dans les jours à venir afin d’accomplir un tour complet de la NFC South.

 

Vous souhaitant une bonne lecture, de belles découvertes et d’excellentes vacances,

Curieusement vôtre.

Yanik

 

 

 

 

 

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Article : Yanik Musik – La Playlist de Juillet 2013
Arts Sonores
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23 juillet 2013

Yanik Musik – La Playlist de Juillet 2013

Edouard Debat-Ponsan "Le massage" 1883 (crédit: Yanik)
Edouard Debat-Ponsan « Le massage » 1883 (crédit: Yanik)

Revoilà une nouvelle playlist pour ce mois de juillet ! Diversifié, le voyage vous portera à travers le monde et les styles musicaux avec une petite tendance reggae, chaleur oblige.

 

CLIQUEZ ICI POUR ECOUTER LA PLAYLIST

 

1-      Vacationer « Trip »

On démarre le périple en suivant le « trip » doux et envoûtant proposé par Vacationer.

2-      David Lemaitre « Megalomania »

On accélère la cadence avec ce bolivien installé à Berlin

3-      Neon Neon « The jaguar »

On monte en altitude avec ce planant jaguar

4-      Hanni El Khatib « Penny »

La révélation du printemps, et un des tubes de mon été

5-      Ratchet « Bloc Party »

Il ya a du Sonic Youth et Red Hot de la première heure chez ces britishs, 2 bonnes raison pour les aimer

6-      Daft Punk feat. Panda Bear « Doin’it right »

Fatigué de “Get lucky”, passez à ce titre, du vrai, du pur Daft Punk.

7-      Gregory Porter “Liquid Spirit”

Un grand chanteur de jazz, porté par une soul au swing imparable.

8-      Kanye West “Black Skinhead”

Un égo surdimensionné mais un vrai génie musical. Son dernier album est déjà un classique.

9-      Alborosie “Play Fool”

Le sicilien trône au sommet du reggae mondial, la prevue avec son album sorti en juin.

10-  Gentleman “Humanity’s glory”

L’autre européen de la 1ere division mondiale de reggae vient aussi de sortir un album

11-  Yaniss Odua “Rouge jaune vert”

Petit tour en Martinique pour du reggae francophone à la gloire de Jah.

12-  Afrobombas « De sal e soul eu sou »

Des Antilles au Brésil, il n’y qu’un pas pour se prélasser sur ce son idéal pour la plage.

13-  Winston McAnuff & Fixi « Garden of love »

Une collaboration qui sonne comme un magnifique revival pour Winston Mc Anuff.

14-  Rokia Traore “Ka moun kè”

Mon morceau préféré sur son dernier album.

15-  Karla Adolphe “Flying low”

On entame la descente en mode délicieuse mélancolie

16-  Dorian and The Dawn Riders “Le dernier voyage”

L’atterrissage est assure par ce bordelaise promis à un grand avenir.

 

 

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Article : Le Polo, plus qu’un sport, un art de vivre
Art de vivre
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16 juillet 2013

Le Polo, plus qu’un sport, un art de vivre

Bénesse–Maremne, à 30 minutes de route de la station balnéaire basque, c’est au milieu des pins de cette commune landaise que s’est déroulée la Coupe Miramar organisée par le Polo Club de Biarritz.

Etalée sur deux jours, la compétition disputée entre huit équipes en provenance des régions Aquitaine et Midi Pyrénées, fût également parsemée de concours collant parfaitement à l’esprit de ce jeu dans lequel le style est presque aussi important que la performance.

Les cavaliers auscitains, finalistes du tournoi (crédit: Yanik)
Les cavaliers auscitains, finalistes du tournoi (crédit: Yanik)

La première journée de matchs qualificatifs est agrémentée par un concours de pique-nique dans la droite lignée du caractère « so british » de l’environnement. Parfois accolés à leur véhicule d’époque, les participants déjeunent avec une collection d’objets champêtres et vintages, dégustant des mets d’extérieurs dont certains auraient pu être l’œuvre de Bree Van de Kamp.

Retour au terrain dans l’après-midi pour retrouver les formations de trois joueurs (habituellement le polo se joue à quatre par équipe)  cavalant sur un terrain adapté à leur nombre, puisque réduit à 150m x 80m environ.

L’objectif consiste à marquer des buts en poussant la balle à coup de maillet. Facile à dire mais certainement plus compliqué à réaliser. A la gestion de l’animal, le cavalier doit également posséder un bagage technique nécessaire pour effectuer les gestes que la vitesse rend encore plus délicats à réaliser.

Les règles du jeu sont simples, ainsi le novice éprouve vite du plaisir à regarder un spectacle dynamique (le jeu est rapide et les parties se déroulent ici en deux mi-temps de 5mn), esthétique (à la grâce naturelle des chevaux s’ajoute l’élégance vestimentaire du poliste) et engagé (puissance et rapidité donnent lieu à de nombreux contacts impressionnants entre les participants et leurs montures).

 

Crédit: Yanik
Crédit: Yanik
Crédit: Yanik
Crédit: Yanik

 

 

 

 

 

 

 

 

Le lendemain, les rencontres de classement conduisent le spectateur jusqu’à la finale du tournoi. Entre les joutes équestres viennent se greffer deux autres concours en milieu d’après-midi.

Intitulé « Madame et son chien », l’épreuve de dressage et d’élégance entre un canidé et sa propriétaire voit défiler divers duos, d’adultes ou de jeunes filles accompagnées de leur animal domestique préféré. Arrivée sur le siège passager d’une splendide anglaise concourant pour l’épisode suivant, la maîtresse chapeautée et son magnifique cocker (voir photo ci-dessous) sont désignés gagnants par le jury.

Arrive ensuite le temps d’admirer des véhicules d’exception venus pour l’occasion ; Triumph, Jaguar, Ferrari, Fiat, MG, Austin Healey… et même de drôles d’automobiles dont une très originale AMC que l’on croirait tout droit sortie d’un dessin animé.

 

Crédit: Yanik
Crédit: Yanik
La coupe Miramar devant les véhicules de collection (Crédit: Yanik)
La coupe Miramar devant les véhicules de collection (Crédit: Yanik)

 

 

 

 

 

 

 

 

L’heure est venue de connaître le vainqueur de l’édition 2013 de la Coupe Miramar et débute alors, aux alentours de 16h30, la finale du tournoi opposant l’équipe du Polo Club de Biarritz à une formation de cavaliers venus d’Auch. Engagé et très rythmé, le match au sommet tient toutes ses promesses et couronne l’équipe du club organisateur qui reprend ainsi son trophée abandonné l’an passé face à un trio toulousain.

 

La remise des prix vient ensuite clôturer deux douces journées où sport et art de vivre se sont mêlés dans une ambiance chic et néanmoins décontractée.

Un cavalier biarrot armant son tir (crédit: Yanik)
Un cavalier biarrot armant son tir (crédit: Yanik)

 

 

Les finaliste à la lutte (crédit: Yanik)
Les finalistes à la lutte (crédit: Yanik)

 

Le public remet le terrain en état à la pause (crédit: Yanik)
Pendant la pause, le public remet le terrain en état (crédit: Yanik)

 

L'arbitre du tournoi, Jean Labastie (crédit: Yanik)
L’arbitre du tournoi, Jean Labastie (crédit: Yanik)
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Article : Sport pro et ramadan, l’association improbable
D'ici et d'ailleurs
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15 juillet 2013

Sport pro et ramadan, l’association improbable

Les médecins sont formels ; le ramadan et l’activité physique sont totalement incompatibles. Sans nourriture, ni hydratation, les corps sont soumis à rude épreuve et les risques sont nombreux : hypoglycémie, vertiges, problèmes tendineux…Alors comment concilier sa foi avec une profession physiquement exigeante, voici quelques exemples de sportifs et de clubs qui s’adaptent à la pratique du jeûne.

 

Pour les sports individuels, la problématique est plus simple à résoudre car le sportif ne s’inscrit pas dans une logique d’équipe. Ainsi l’athlète Ladji Doucouré, spécialiste du 110m haies, aménage son calendrier et ses séances d’entraînements ; il évite les grosses charges de travail et privilégie la technique, le peaufinage des détails et de la gestuelle.

Au sein d’un groupe, la solution est moins évidente et les entraîneurs de football ont chacun adopté une position quant au sujet.

A l’Olympique Lyonnais, où sept joueurs sont concernés cette année, on les laisse libres de leur choix tout en leur expliquant les possibilités de report des jours de ramadan non effectués. Inscrit dans le compromis, Bakary Koné affirme respecter le jeûne sauf les veilles et jours de matchs.

Bakary Kone
Bakary Kone

Chez le voisin stéphanois, on est allé encore plus loin dans la démarche en invitant l’imam de St Etienne pour une intervention auprès de l’effectif. Ceci dans un double objectif ; expliquer aux pratiquants les possibilités de report mais également permettre aux non initiés de comprendre le sens du ramadan. Privilégiant la pédagogie, le club fait dispenser cette information et n’impose par la suite aucune interdiction ou restriction.

D’autres techniciens du ballon rond ont des avis plus tranchés sur la question. Lorsqu’il était entraîneur du PSG, Antoine Kombouaré était clair avec ses troupes : le jeûne est toléré lors des entraînements mais pas pour les compétitions. « Ceux qui font le ramadan le jour du match peuvent rester chez eux ».

Demba Ba
Demba Ba

Au Sénégal, de nombreux techniciens adoptent une position identique à celle de l’entraîneur kanak. Ainsi, l’ancien sélectionneur national, Abdoulaye Sarr, penche  pour une incompatibilité des deux pratiques et estime qu’on ne peut pas jouer en ayant jeûné.

Son compatriote, l’attaquant de Chelsea, Demba Ba a quant à lui toujours affirmé ses convictions. L’international des Lions de la Teranga explique ses positions en argumentant ainsi : « je jeûne pendant toute la durée du ramadan et c’est au coach de décider, si celui-ci juge que je suis moins performant, il peut me mettre sur le banc ».

 

Sur la planète rugby, les équipes sont moins confrontées à cette équation difficilement solutionnable. C’est pourtant dans cette discipline que l’on rencontre des professionnels accomplis parvenant à trouver un parfait équilibre sans faire de concession. Trois-quarts centre de Carcassonne, Mehadji Tidjini affirme ne rencontrer aucun problème à suivre les préceptes de sa foi religieuse tout en restant performant sur le terrain. Dans la même veine, Abdellatif Boutaty avoue avoir disputé les meilleurs matchs de sa carrière pendant le ramadan. Le deuxième et troisième ligne de l’Aviron Bayonnais parvient à rester compétitif grâce une force naturelle hors du commun et à un mental à toute épreuve. Une force psychologique qui a porté le marocain du COC Casablanca où il évoluait à 16 ans, jusqu’au Top 14, un des championnats les plus relevés au monde.

Abdellatif Boutaty
Abdellatif Boutaty

Dans ce couple performance / foi, les pratiquants et encadrants tentent de ménager intérêts et  convictions parfois non sans difficultés. Les résolutions divergent selon les situations et les hommes, mais il ne fait nul doute que la clé principale d’un bon amalgame réside dans l’écoute : l’écoute des autres et l’écoute de soi.

 

 

 

 

 

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Auteur·e

L'auteur: Yanik
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