Quai d’Orsay, la BD

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Avant d’être un film dont la sortie nationale est programmée pour ce mercredi, Quai d’Orsay est  une bande dessinée sortie du crayon de Christophe Blain et de l’esprit d’Abel Lanzac. Ex collaborateur du ministre des affaires étrangères, ce dernier a élaboré un scenario largement inspiré de la réalité, introduisant avec brio le lecteur dans les coulisses de la diplomatie française.

Quai d'Orsay, Tome 1
Quai d’Orsay, Tome 1

Dans cette œuvre, toute ressemblance avec un personnage réel n’est pas fortuite. Le ministre planté par les auteurs est l’émanation de Dominique de Villepin dans toute sa splendeur. Volubile, excessif et un brin caractériel, le brillant homme possède une haute estime de lui-même et de la position de la France dans le monde. Investi d’une mission suprême, au dessus et au-delà de la politique, le capitaine compte sur les membres de son équipage pour accomplir le but qu’il s’est fixé. Exigeant, il mène une croustillante galerie de seconds rôles : le directeur de cabinet stoïque et efficace, le cynique comique de la bande, le quadra hyper stressé, la charmante arriviste spécialiste des coups fourrés…et un jeune fraichement engagé pour participer à la rédaction des discours du ministre. 

A travers les yeux de ce nouveau venu, le lecteur est emporté dans un rythme décapant, devenant le spectateur privilégié du tourbillon permanent provoqué par l’extravagant personnage. Car si le sujet est sérieux, c’est par le biais de l’humour que l’on se retrouve plongé dans le quotidien de cette équipe ministérielle.

L’histoire est un régal, son illustration est tout aussi admirable. Légèrement caricatural, le trait est un peu forcé afin d’accentuer la dimension humoristique. Précis, vif et énergique, le dessin retranscrit à merveille l’hyper mouvement perpétuel contrasté par le cadre feutré des lieux. 

L’osmose entre les deux coauteurs offre un excellent moment au lecteur emballé par le rythme, séduit par la verve et l’esprit, et conquis par le délicieux mélange de culture et d’humour.

Avec de tels ingrédients, Bertrand Tavernier disposait de bonnes bases pour réaliser une succulente comédie. Réponse dans deux jours…  

 

Une planche extraite du premier tome.
Une planche extraite du premier tome.
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Yanik
Je lis, j'écris, je mange, je découvre, j'observe, je bois, j'analyse, je dors, je rêve... Art, Voyages, Afrique, Pays Basque, Liberté, Justice et Démocratie.

4 comments on “Quai d’Orsay, la BDAdd yours →

  1. En tous les cas, la BD me semble indispensable, insurclassable par rapport au film, meme si aprÈs une semaine, la critique semble très mitigée sur l’oeuvre de tavernier. On lui repproche surtout le choix de Lermitte

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