Mont de Marsan Sculptures, l’animal en vecteur culturel

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La passion de Mont de Marsan pour la sculpture ne date pas d’hier. En effet c’est dans la préfecture des Landes que naquirent les deux artistes majeurs que sont Charles Despiau et Robert Wlérick dont les noms servirent à baptiser le musée municipal, le seul en France consacré à la sculpture figurative de la première moitié du 20ème siècle. 

Pour entretenir la flamme, la ville organise tous les trois ans depuis un quart de siècle, l’événement Mont de Marsan Sculptures qui place cet art à l’honneur dans les moindres recoins de la cité. Après avoir exploré le monde de l’eau en 2010, la nouvelle et neuvième édition s’intéresse à l’animal, intarissable source d’inspiration artistique. Pour cela, prés de 180 œuvres sont dévoilées et le parcours visant à les découvrir s’articule en quatre thématiques. 

Mauro Corda "Boston terrier" 2008 (crédit: Yanik)
Mauro Corda « Boston terrier » 2008 (crédit: Yanik)

L’animal contemporain

Pour entamer la promenade, quelques toutous s’offrent aux marcheurs, variant les techniques, les dimensions et les époques. La confrontation des styles est déjà de mise lorsque qu’un classique basset de Jules Moigniez (19ème) fait face à un Boston terrier en bronze doré et argenté exécuté en 2008 par Mauro Corda.  

Ces chers canidés sont placés au pied des escaliers qu’il convient de gravir pour accéder à deux œuvres majeures de la manifestation. A l’intérieur des Halles vous attend une créature fantastique, imaginée par Johan Creten, qui semble veiller  sur la meute mise en place par Roland Cognet. Ce dernier a installé de nombreux animaux, au sol et sur des colonnes en bois, dont la reproduction se retrouve sur les murs avec des portraits sur panneaux noircis et gravé au ciseau à bois.  

Roland Cognet "Seuls sont les indomptés" (crédit: Yanik)
Roland Cognet « Seuls sont les indomptés » (crédit: Yanik)

 

L’animal aquatique

A quelques pas de là, se trouve l’univers le moins riche en quantité mais pas pour autant le moins surprenant. Une légère descente vers le cours d’eau est nécessaire pour arriver à proximité d’un étonnant contrebassiste réalisé par Jose Guirado devant lequel un fascinant mutant homme grenouille se prosterne (Mauro Corda). 

Une créature humano batracienne de Mauro Corda (crédit: Yanik)
Une créature humano batracienne de Mauro Corda (crédit: Yanik)

 

L’animal moderne

C’est sur ce segment du parcours que l’on peut observer le plus grand nombre d’œuvres réparties en plusieurs lieux. Au musée Despiau-Wlérick, en son intérieur et en ses abords, on peut admirer des interprétations animales selon de nombreuses méthodes, allant des techniques les plus traditionnelles du 19ème siècle aux installations conceptuelles employant des objets de la vie quotidienne. Sans être exhaustif, le bestiaire est pourtant extrêmement complet ; le singe, le cheval, le taureau, l’ours polaire et l’ensemble des animaux africains sont ici représentés pour ne citer qu’eux. A ces êtres existants, s’ajoutent des matières rampantes en céramique conçues par Myriam Blom, positionnées ça et là parmi la collection permanente du musée.  

Myriam Blom "Ceux qui rampent" 2013 (crédit: Yanik)
Myriam Blom « Ceux qui rampent » 2013 (crédit: Yanik)

 

Tour à tour ébahi par l’hyper réalisme d’une représentation figurative, puis séduit par le style épuré d’Edouard-Marcel Sandoz ou de François Pompon, le visiteur est également questionné par le travail interpelant de Natacha Sansoz.

Dans le bâtiment accolé, le musée Dubalen abrite deux artistes. Le premier se rencontre dés l’accueil avec un stand de tir élaboré par le plasticien américain Mark Dion. L’étage est quant à lui laissé à Patricyan qui investit l’espace de façon remarquable au milieu des bêtes taxidermées présentes dans ce lieu dédié à l’histoire naturelle.

Mark Dion "The shooting gallery" 2010 (crédit: Yanik)
Mark Dion « The shooting gallery » 2010 (crédit: Yanik)

 

La ménagerie fantastique

Les dernières foulées se font dans un parc où l’artiste Jose Guirado se taille la part du lion avec huit œuvres en métal aux reflets cuivrés et dorés. Dans un cadre naturel, le passage en revue des diverses créations mène le spectateur vers le bouquet final du parcours. Sur un kiosque est apposée une  gigantesque maquette en peuplier mesurant 4,60m de haut et 3,80m de large. Placée sous verres, cette pièce à grandeur d’exécution signée Robert Wlérick et Robert Martin, est le modèle qui servit à réaliser la statue du Maréchal Foch trônant actuellement sur la place du Trocadéro à Paris. 

 

Jose Guirado "Dragon de Salant" (crédit: Yanik)
Jose Guirado « Dragon de Salant » (crédit: Yanik)

 

Entre1h30 et 2 heures auront été nécessaires pour accomplir l’ensemble du chemin artistique. Une route qui se veut culturelle mais aussi ludique et surtout accessible grâce à un sujet universel apprécié des petits et des grands. Un bel exemple de manifestation où l’art est mis à la portée de tous.    

 

Quoi: Mont de Marsan Sculptures 9

Où: Partout dans Mont de Marsan

Quand: Jusqu’au 03 novembre 2013

Combien: Gratuit

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Yanik
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