Jean-Jo Marmouyet, l’ouverture grand angle

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Jean-Jo photographié par son compère rugbyman et photographe, Vincent Inigo.

 

Connu pour ses exploits sous le maillot ciel et blanc, le bayonnais pur sucre fut frappé par la passion de la photo à l’âge de quatorze ans. A cette époque, il manipule le boîtier Minolta de sa maman avec lequel il fait ses premières armes. Malgré l’investissement total demandé par sa vie de sportif  professionnel, le rugbyman n’a pas fait une croix sur ses envies de voyages, nourrissant l’espoir d’un après ovalie constitué d’expéditions et de prises de vues.

 

Hors du terrain, le gaillard aime à cultiver son jardin secret et accepte ce jour de nous en livrer une partie à commencer par la photographie, passion qui l’anime depuis l’adolescence. Même s’il avoue avoir abandonné un peu cette pratique lors de la révolution numérique, l’intérêt est toujours rester vif, à tel point qu’il s’acheta un appareil reflex avec les premiers gains remportés à la sueur des ses courses et de ses poussées.

Afin de franchir un palier, il suit en 2008 une formation dispensée par Cédric Pasquini, photographe professionnel installé à Bayonne, « dans le but d’apprendre les techniques, d’obtenir des compétences et d’acquérir une approche professionnelle ». Car il se voit bien transformer sa passion en gagne pain dans quelques années, « c’est un métier que j’adorerais exercer » concède-t-il avec une lueur dans les yeux.

En attendant, l’œil s’aiguise et l’index devient précis devant les sujets qu’il traite, essentiellement des portraits. Viscéralement attaché à l’humain, Jean-Jo ne cherche pas l’esthétique par la beauté de la personne photographiée, mais plutôt « des tronches qui vont m’attirer, et qui deviennent belles par le moment capté, la magie de l’instant ». Même lorsqu’il part en voyage, la plupart des clichés rapportés sont à nouveau des portraits. Il le reconnaît facilement, « le portrait est ce qui me captive le plus, certes j’ai tendance à resserrer l’image sur les visages mais chaque portrait se réfère tout de même à un scène particulière ».

 

Une prise de vue signée Jean-Jo.

Plus que la photo artistique, c’est bien en raconteur d’histoire qu’il se positionne à l’instar de Depardon dont il admire « le travail de témoignage relaté par l’image et par l’écrit, une œuvre complète ». Aventurier dans l’âme, l’assoiffé de découverte pour qui « la route et les gens croisés sont plus importants que la destination » se prend à imaginer « un voyage  en Amérique en Sud scindé en deux étapes, la première commandée par une mission de reportage, la seconde constituée par un périple libre au fil des vents et des rencontres ».

Songeur, le sportif n’en garde pas moins la tête sur les épaules, conscient qu’il vit « un rêve éveillé en tant que joueur professionnel », mais il se permet d’en faire d’autres et de se donner les moyens d’y parvenir dans l’avenir. Parcourir le monde en fait partie, en compagnie de son appareil et de son carnet, réaliser une expédition à long terme pour rapporter visages et histoires, sous son regard curieux empreint de générosité.

 

Avant cela, c’est bien les stades de France et d’ailleurs que le rugbyman va fouler pendant plusieurs saisons encore. Quant au photographe, il prépare pour le mois de décembre  une exposition intitulée « Triptyque » au Musée Basque, durant laquelle ses travaux répondront aux enluminures de Michou Padrones et aux textes de Txomin Laxalt.

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Yanik
Je lis, j'écris, je mange, je découvre, j'observe, je bois, j'analyse, je dors, je rêve... Art, Voyages, Afrique, Pays Basque, Liberté, Justice et Démocratie.

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